Armée de résistance du Seigneur (République centrafricaine, République démocratique du Congo et Soudan du Sud)

Information basée sur le rapport 2012 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/68/878–S/2014/339) publié 15 mai 2014.

Malgré les attaques et les enlèvements perpétrés de temps à autre par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui continuaient d’être signalés dans toute la région où sévissait la LRA, cette dernière s’est scindée en de plus petites cellules et semblait avoir changé de tactique en raison des pressions militaires exercées par la Force régionale d’intervention créée par l’Union africaine. Toutefois, l’instabilité qui régnait en République centrafricaine et au Soudan du Sud pourrait accroître le risque de résurgence des activités de la LRA dans ces régions. Les attaques menées par la LRA en 2013 ont eu lieu dans les zones reculées de la région du nord-est relevant de la préfecture de la Haute-Kotto et dans les districts de Uélé (province Orientale de la République démocratique du Congo). L’ONU a enregistré 353 000 personnes déplacées, dont un grand nombre d’enfants, dans les zones où opérait la LRA.

Pendant la période considérée, quatre garçons auraient été recrutés par la LRA en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, soit beaucoup moins que les années précédentes. En outre, deux filles ont été tuées par des éléments de la LRA en République démocratique du Congo.

Le nombre d’enlèvements d’enfants par des éléments de la LRA est resté stable, 65 cas ayant été signalés, dont 47 dans le sud-est de la République centrafricaine et 18 dans le district du Haut-Uélé. Ces enfants ont été utilisés à des fins de pillage et de transport de biens pillés puis relâchés peu après. Il importe de noter que les enfants enlevés ou recrutés par la LRA, en particulier les filles, subissent régulièrement des violences sexuelles.

En 2013, 177 enfants ont été séparés de la LRA, dont 121 Congolais, 47 Centrafricains, 8 Ougandais et 1 Sud-Soudanais. L’UNICEF et ses partenaires fournissaient une assistance à un centre de transit à Yambio (Soudan du Sud) où les enfants pouvaient recevoir un soutien psychosocial et des soins médicaux pendant qu’on recherchait leur famille.