Liban

Information basée sur le rapport 2011 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/66/782-S/2012/261) publié 26 avril 2012.

La situation au Liban a été évoquée dans mes rapports annuels précédents. Malgré le calme général qui règne le long de la Ligne bleue depuis la cessation des hostilités en 2006, les violences sporadiques ont fait des morts et des blessés, y compris parmi les enfants. Ainsi, le 15 mai 2011, des manifestants palestiniens qui s’approchaient de la Ligne bleue dans le sud du Liban ont essuyé des tirs de l’armée israélienne dans la zone de Maroun al-Ras. L’incident a fait 7 morts civils, dont 2 garçons âgés de 16 et 17 ans, et 111 blessés, parmi lesquels 4 garçons et 2 filles; la victime la plus jeune n’avait que 6 ans.

Conséquence de la situation en République arabe syrienne, le Liban a vu affluer sur son territoire plus de 6 200 réfugiés syriens, dont la moitié d’enfants, entre avril et décembre 2011. Avec l’intensification des manœuvres militaires du côté syrien de la frontière et la pose de mines terrestres le long de la frontière libanaise, il est devenu de plus en plus risqué d’essayer d’entrer au Liban par les points de passage clandestins, et un sentiment de malaise a saisi les populations déplacées et les communautés d’accueil. Deux jeunes Libanais de 14 et 16 ans ont été blessés dans la région septentrionale de Wadi Khaled par des tirs provenant du côté syrien. Un garçon libanais âgé de 13 ans a été mutilé par l’explosion d’une mine terrestre posée du côté syrien de la frontière libano-syrienne.

Au moins deux violents affrontements entre factions politiques rivales ont éclaté dans le camp d’Ain El Helweh (district de Sidon) en 2011; un enfant a été tué, et deux ont été grièvement blessés. Ces incidents ont perturbé l’année scolaire.