Inde

Information basée sur le rapport 2012 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/67/845–S/2013/245) publié 15 mai 2013.

En 2012, l’Organisation des Nations Unies a reçu des informations faisant état de violations des droits des enfants par des parties se trouvant dans les États du Bihar, du Chhattisgarh, du Jharkhand, du Maharashtra et de l’Odisha. Bien que ces informations n’aient pu être vérifiées, les allégations sont étayées par des rapports présentés au Parlement. Le recrutement et l’utilisation d’enfants par les groupes armés maoïstes connus sous le nom de « Naxalites » sembleraient avoir continué au cours de la période considérée. Selon les informations reçues, les Naxalites auraient recours au recrutement sur une vaste échelle d’enfants âgés de 6 à 12 ans qui seraient intégrés dans ce qu’ils appellent des « formations d’enfants » (Bal Sanghatans) dans les États touchés. Les enfants s’acquitteraient de diverses tâches et combattraient notamment avec des armes rudimentaires telles que des bâtons ou joueraient le rôle d’informateurs. Des enfants d’à peine 12 ans sembleraient être présents au sein des groupes de la jeunesse maoïste et des milices alliées et manipuler armes et engins explosifs artisanaux. Les enfants n’auraient pas le droit de quitter ces groupes et seraient menacés de graves représailles, notamment l’assassinat de membres de leur famille, s’ils le faisaient. D’après des sources gouvernementales, les enfants seraient utilisés comme des boucliers humains par les groupes armés maoïstes lors des confrontations avec les forces de sécurité indiennes. Au Chhattisgarh, sept enfants auraient été tués lors d’un échange de coups de feu entre les forces centrales de réserve de la police et les groupes armés maoïstes en juin 2012. Il semblerait également que les maoïstes aient détruit des bâtiments scolaires. Il a été fait état de la destruction de 267 écoles depuis 2006 par les maoïstes, dont trois en 2012. Vu le nombre d’écoles détruites au cours des six dernières années, l’accès des enfants à l’éducation devient préoccupant. Le Gouvernement a indiqué qu’il avait adopté une approche intégrée pour aborder la question de la protection des enfants dans les zones touchées par des troubles civils, s’agissant en particulier de la sécurité, du développement et de la bonne gouvernance.