La Représentante spéciale Leila Zerrougui défend la cause des enfants affectés par les crises lors de sa présentation au Conseil des droits de l’homme

Genève, 13 Mars - La Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui, a présenté au Conseil des droits de l’homme son rapport annuel couvrant la période de mai 2012 à Décembre 2013. Elle a de plus participé à un dialogue interactif sur les droits de l’enfant avec des États membres des Nations Unies et des organisations non-gouvernementales.

Au cours de son exposé, Leila Zerrougui a fait état au Conseil des droits de l’homme de l’impact dramatique des conflits sur les enfants. Depuis sa dernière présentation au Conseil en Septembre 2013, le conflit armé s’est intensifié dans plusieurs pays.

« En Syrie, au Soudan du Sud, en République centrafricaine, mais aussi dans d’autres pays, des milliers d’enfants sont recrutés, tués, mutilés, violés et enlevés », a déclaré Leila Zerrougui. « Les survivants sont souvent privés d’aide humanitaire d’urgence et leurs droits humains de base sont bafoués. »

La Représentante spéciale a promis de continuer le dialogue avec les parties aux conflits et à mobiliser la communauté internationale pour mieux protéger les enfants.

Mme Zerrougui a demandé aux États membres, ainsi qu’aux partenaires des Nations Unies et des ONG à Genève d’appuyer la campagne «Des enfants, pas des soldats » lancée conjointement avec l’UNICEF la semaine dernière et soutenue par le Conseil de sécurité le 7 Mars.

La campagne, basée sur le consensus de tous les Etats membres que les enfants doivent être exclus des forces armées en conflit, vise à mobiliser le soutien et les ressources nécessaires pour mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants par les forces de sécurité gouvernementales listées dans les annexes du rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés. Lors du lancement de la campagne à New York, les huit forces gouvernementales listées -l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, le Myanmar, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, le Tchad et le Yémen – se sont engagés à atteindre cet objectif. La Représentante spéciale a souligné à nouveau cet important progrès durant sa présentation au Conseil des droits de l’homme.

Protéger le droit à l’éducation en période de conflit demeure un sujet de grande préoccupation pour la Représentante spéciale.

« En 2013, nous avons assisté à un nombre croissant et inquiétant d’attaques contre des écoles en Syrie, en Afghanistan et au Nigeria », a dit Mme Zerrougui. « Nous devons unir nos forces pour nous assurer que le rôle essentiel de l’éducation dans les situations d’urgence soit pleinement reconnu et que le droit à l’éducation des enfants protégé, même en temps de conflit. »

Le bureau de la Représentante spéciale se prépare d’ailleurs à publier des consignes sur la surveillance et la communication de l’information concernant les attaques contre les écoles et les hôpitaux. Cela contribuera à améliorer la capacité des Nations Unies de faire en sorte que les auteurs de ces crimes soient tenus responsables, conformément à la résolution 1998 sur les attaques contre les écoles et les hôpitaux adoptée en 2011 par le Conseil de sécurité.

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Pour toutes informations supplémentaires:
Stephanie Tremblay, Chargée de la communication, Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, +1-212-963-8285 (bureau), +1-917-288-5791 (mobile), tremblay@un.org