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Grâce aux efforts communs consentis depuis 8 ans par le Bureau du Représentant spécial, l’UNICEF et d’autres entités clefs du système des Nations Unies ainsi que par des États Membres, des organisations régionales, des ONG et des groupes de la société civile, de grands progrès ont été réalisés, des mesures ont été prises et des résultats tangibles ont été atteints en faveur des enfants.

Ainsi, l’opinion mondiale est davantage consciente des problèmes concernant les enfants touchés par les conflits armés. Les normes et critères de protection de l’enfance ont été renforcés au niveau international. L’Assemblée générale et le Conseil des droits de l’homme leur accordent une priorité élevée. Le Conseil de sécurité en a fait une question de paix et de sécurité internationale, et le système des Nations unies les ont intégrées davantage dans leurs programmes. Les activités de sensibilisation stratégiques sont plus concertées.

D’importants précédents ont été créés grâce à l’application effective de normes dans le cadre de la lutte contre l’impunité et l’obligation grandissante pour les auteurs de graves violations des droits de l’enfant à rendre compte de leurs actes auprès de tribunaux nationaux tels qu’en RDC et internationaux tels que la CPI et le tribunal spéciale pour la Sierra Leone.

La mobilisation du Conseil de sécurité combinée à l’application des normes internationales a considérablement renforcé le travail des spécialistes de la protection de l’enfance. Ces trois dernières années, les concertations politiques consacrées à la protection de l’enfance ont donné des résultats tangibles, sous la forme d’engagements pris par les parties aux conflits, et ont débouché sur des actions concrètes sur le terrain.

Le Département des opérations de maintien de la paix est un partenaire de premier plan du Bureau de la Représentante spéciale. Les Casques bleus suivent des stages de formation consacrés aux droits et à la protection des enfants, et des spécialistes de la protection de l’enfance sont envoyés dans les missions de maintien de la paix.

La Représentante spéciale a également initié d’importantes concertations avec la Commission de consolidation de la paix sur la question de la démobilisation des enfants soldats et leurs besoins à long terme en matière de réinsertion ainsi que sur les stratégies en faveur de l’éducation et de l’emploi des jeunes.

Pour mieux faire connaître la situation et les droits des enfants touchés par les conflits armés, la Représentante spéciale s’est largement appuyée sur les visites qu’elles a effectués sur le terrain et qui constituent un des éléments stratégiques de son playdoyer. Au cours des trois dernières années, elle a effectué 12 déplacements.

Au-delà du système des Nations Unies, des organisations régionales comme l’Union africaine et l’Union européenne ont commencé à mettre en place des provisions spécifiques aux enfants dans le cadre de leurs propres activités de maintien, et de consolidation de la paix. Ainsi, l’Union européenne a adopté une stratégie en vue d’appliquer concrètement ses « Orientations sur les enfants dans les conflits armés ».

Une autre initiative politique importante est la décision de certains États Membres de respecter les Engagements de Paris et les Principes directeurs relatifs aux enfants associés aux forces armées ou aux groupes armés qui fournissent des directives sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration de toutes les catégories d’enfants associés à des groupes armés.

Il est important de souligner le fait que les mesures de lutte contre l’impunité prises au niveau international et régional doivent être soutenues par des initiales nationales. Les États Membres sont appelés à entreprendre les réformes nécessaires de leur législation en matière de protection de l’enfance.