De plus en plus, les étudiants, les enseignants et l’infrastructure de l’éducation sont délibérément pris pour cibles. Dans certaines situations, la peur d’être attaquées sur le chemin de l’école ou à l’école prive les filles de leur droit fondamental d’apprendre et de façonner leur avenir. Dans d’autres endroits, les écoles servent souvent de terrain de recrutement et des classes entières ont été enlevées pour servir d’enfants soldats.

Les attaques contre l’éducation empruntent des formes variées et ne se limitent pas à la destruction d’établissements d’enseignement, que celle-ci soit délibérée ou l’effet indirect d’un affrontement armé. Ainsi, certains rapports font état d’attaques à l’acide ou au gaz sur des écolières sur le chemin ou dans les locaux de leur école, ainsi que d’attaque avec des armes à feu et d’attentats suicide dans des établissements scolaires.

Pour répondre à la crise que connaît l’éducation dans les situations de conflit et autres situations d’urgence, les États Membres, les organismes des Nations Unies et les organisations de la société civile ont entrepris depuis un certain nombre d’années une campagne qui a débouché sur l’adoption par l’Assemblée générale, en juillet 2010, de sa résolution A/64/L.58 intitulée « Le droit à l’éducation dans les situations d’urgence ». L’Assemblée y déclare que les attaques contre des établissements d’enseignement sont des crimes de guerre et un obstacle important à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, notamment en ce qui concerne « l’éducation pour tous ».